KYUDO
 
 
TIR À L'ARC TRADITIONNEL JAPONAIS
 
La Pratique
 
               
          "Celui qui n'a pas le gout de l'Absolu
  Se contente d'une médiocrité tranquille."

                                            Cézanne
 
Le Kyudo ne s’explique pas particulièrement.
Si l’on en parle, il est préférable d’exprimer ce que l’on ressent quand on a regardé un tir
ou bien quand on tire.
On a assisté à une séance et on est peut être touché par ce qui fût exprimé.
« Un, je ne sais quoi » attire, une ambiance touche
et pousse à "Le" vivre de l’intérieur…
Laissez alors de côté tout savoir et les « on dit ».
Le Kyudo est du domaine de la rencontre, du déclic, du « c’est ce que j’ai à faire ».
     
   
Quoiqu’il en soit, peu importe la motivation, car « l’histoire » se passe
dans la transformation issue de l’investissement, et du cœur mis à l’ouvrage.
Il en faut !
     
Si cela vous parait facile… ne vous faites pas attirer par cette illusion.
Le Kyudo est assez difficile, c’est selon les vagues qui animent la pratique, notre progression et notre vie. Le pratiquant de Kyudo aime l’Arc et son monde, sans aucune raison particulière, il est heureux de tirer, de répéter les gestes justes
et d’étudier sans attendre spécialement un résultat.
Débutants ou anciens, tout le monde est logé à la même enseigne.
     
 
L’entraînement, on dit « Keiko » en japonais ; il dure toute notre vie.
Au Kyudo l’image du mot Keiko est : « se corriger par la répétition ».
Ainsi on reste toujour un élève.
L’archer aime tirer, il goûte comme personne ce moment mystérieux,
inexplicable, déroutant, qu' est l’instant du lâcher.
Alors il s’y donne de tout son cœur avec audace.
Il suffit d’avoir l’intuition qu’il y a là quelque chose là dans le cœur de l’arc
et qu’il s’agit de s’y conformer sans rien en attendre
.
Kyudo : on dit aussi Yumi no michi : le chemin de l’arc.
Dans ce parcours, cette voie, il s’agit de se conformer à l’étude.
Suivre les bases et l’enseignement, puis les appliquer dans la pratique
et en dehors de la pratique.
C’est trouver cette droiture, cette ligne qui nous accorde au centre de la cible
ainsi qu’à toutes choses apparentes et non apparentes.
On ne se préoccupe ni de résultats et ni de forme…
     
   
     
On ne pratique pas parce que c’est « bon pour la santé » ou bien encore
« bon pour le stress » ou bien encore pour quelques déductions
d’ordre psychologiques, physiques ou émotionnelles.
On tire et l’on tend le plus simplement possible vers « le Beau, le Bien, le Vrai ».
On tire en toute innocence.
Alors, si l’on est conforme aux bases enseignées, conforme aux lois de la Nature,
c’est naturellement que la flèche ira dans la cible.
Le Kyudo ne sert à rien.
N’est il pas bon parfois de faire des efforts
pour quelque chose d’inutile ?