Le mot du jour

novembre 2018

La proximité vibrante et exotique des réacteurs se teinte  d’une non moins vibrante jubilation avant les moments qui nous attendent et vers lesquels nous fonçons à 800 km à l’heure. Que n’endurerions nous pas et jusqu’à quel point, pour retrouver et goûter les densités liquides du métro aux heures de pointe.
Cela étant : Le Yazuchi à Shiga, calfeutré dans ses rizières désormais sèches et cela jusqu’au printemps prochain, se dressa devant nos arcs.

Juste derrière, la montagne remplie de ses rouges d’automne semblait nous regarder, souriant généreusement et indulgemment devant nos élans maladroits. Elle s’y connaît dans les lois de la nature.
Nous sommes venus jusque là pour affuter particulièrement ces règles que l’arc a su mettre en pratique et nous offrir. Que notre gratitude soit sans oubli.
Peut être aussi, d’autres choses nous ont fait bougé et qui restent dissimulées sous nos peaux carapaces s’évertuant plus à paraître qu’à être.
Nul n’y échappe sauf parfois lors de cet instant magique où l’arc pleinement étiré, la lumière du non désir cherche à se frayer un passage. L’archer est beau à cet instant même dans ses maladresses et ses perversités.
Notre hôte veilla sur notre bras tendu,  notre poitrine dégagé,  nos pieds et jambes posés, nos hanches alignées.
Et dans la simplicité d’une étude studieuse et sans compromis, les  premières fondations de base furent privilégiées. Pour aller plus loin il faudra qu’elles soient nôtre et cela pour toujours. Sans cela point de salut.
Ainsi ces quelques jours passèrent du Dojo au Dojo, avec quelques moments autour d’une table riante, dans les eaux chaudes ou sur les coussins d’introspection.
À bientôt et Merci.

Bernard