ODE à LA VIEILLESSE

Préambule
"Toute ressemblance avec des faits et des personnages existants ou ayant existé serait purement fortuite et ne pourrait être que le fruit mûr d’une pure coïncidence"

O vieillesse au poil clairsemé, aux bourrelets d’amour et ronds petits bedons adorés, mâchonne, bougonne, ronchonne que tu n’es vraiment plus personne !
Et voilà qu’à nouveau tu les assommes ! Le drapé de ta peau, pourtant, leur raconte tes mille et une péripéties, tes plis se replient puis se déplient en mille et une nuit… Offrant l’éblouissance des jours heureux !
Ta peau gratouille, chatouille, ta mémoire bidouille, tu ROTES, tu PÈTES, tu ÉTERNUES, car enfin, il faut bien que l’on t’entende, Parbleu, puisque…tu n’es plus personne !
Mais quelle est donc cette joie intense, brève, sans fondement, ce rire du fond de l’âme qui se tortille si…inconsidérément ? Cette paix qui apparaît parfois, insolente, puis s’échappe et disparaît toute…autant ?
De même cette douce chaleur émouvante, envahissante et si …rougissante, le cœur moelleux ?
Quel est soudain, s’installant, ce ralenti charmant…OULA ! OULA ! C’est bien rapide ! D’ailleurs, ils ont tous bien du mal à me suivre, les gamins, Preuve, ils sont tous devant !
Mais, quelles sont ces accointances indéfinissables, cette télépathie insondable et leurs réponses silencieuses, justes et attentives ?
Qui donc est là ?
Ô vieillesse sacrée aux mystères impudiques, rayonne de tous tes feux à l’envie…À l’envie d’être vieille, à l’envie d’être vieux ! Beaux, belles et si cons à la fois !

                                      Linda