Essayer
Dans notre monde un peu bancal où les apparences dominent la relation, où les multiples pratique «spirituelles » foisonnent vantant les « bon pour le stress ou bon pour la santé..... » on attire les futurs élèves, par cette petite phrase qui revient sans cesse sur les prospectus : « cours d’essai gratuit ». Et le processus s’inverse aussi et chaque futur pratiquant en vient à demander comme un droit évident, la séance d’essai, sans autre questionnement dans sa conviction. Bien sur il est légitime de chercher la discipline et le maître, celui qui peut nous guider. Mais croyez vous qu’une séance va vous donner tous les éléments pour poursuivre cette pratique ?
Toute pratique quand on débute est ardue, rien n’est facile ni donné. Ici dans les études proposées, le chemin est long, difficile, parsemé d’embuches, plein de mystères, de beauté, de rencontres, de joie et tout cela de plus en plus...
Observez une séance, posez vos questions, partagez votre motivation alors peut être pourriez vous ressentir si votre chemin passe par là et cela sera la manière de vous tromper le moins. Pour une discipline qui peut beaucoup vous apporter, prendre un peu de risque n’est il pas déterminant pour cette histoire du cœur ?
Alors vos progrès, vos joies seront à la hauteur de votre motivation.
Bernard Bleyer
Aborder la pratique
Pour les adultes,
La pratique du Kyudo vous intéresse.
Après avoir regardé une séance ou consulté le site, si vous ressentez une envie irrésistible et intuitive de vous y frotter...
Sachez ….. si beau que cette pratique puisse vous apparaître, elle en demeure extrêmement difficile, sévère et profonde.
S’y engager et s’effacer peu à peu derrière les règles de l’arc, la rendra à coup sûr plus aisée.
Sachez … on ne peut vous présenter que ce chemin et que les curiosités folkloriques, exotiques et spirituelles ne sont pas de mises.
Aborder cette pratique chargé de ces idées préconçues fera inévitablement de votre première séance, la dernière, car la rendant trop pénible.
Tirer à l’arc est une joie, étudier selon les directives données est une réelle sensation bienfaitrice et guérissante.
Des motivations autres vous privent de la dimension magnifique de l’étude de l’arc.
Pour les enfants, l’approche ne sera que dans le facile et le ludique.
Yusen
Le possible
La répétition de nos gestes en Aikido ou au Kyudo nous invite toujours à une introspection. Au bout du compte cela nous comblera.
Dans ces pratiques, il n’est pas question de nous dépasser ou d’augmenter nos capacités. Laissons cela au sport dont l’idéologie nous fait miroiter le super champion auquel on ne manque pas de s’identifier. Abuser de nos limites nous plonge dans des déséquilibres sombres.
Les grands champions, une fois leur jeunesse consommée habitent des corps et des esprits fortement abimés.
Le même procédé est appliqué pour notre terre, malade des abus exigés d’elle.
Dans nos pratiques nous allons à la rencontre de nos possibilités, point de sommet à conquérir. Les « faires » vont s’épanouir dans la sphère des possibles, telle sera notre sagesse.
La paix et la tranquillité sont des objectifs qui, pour les atteindre, nous emmèneront à utiliser notre corps avec respect et politesse.
La bonté et la beauté seront des buts, voire des missions qui nourriront notre cœur.
Et si l’intensité de nos entraînements est bien palpable, elle dégagera cette jeunesse d’esprit et de corps que nous avons remarquée chez nos maîtres.
Il nous faudra dans nos gestes, reconnaître nos tensions et peu à peu dans le roulement de nos dos, dans l’extension de nos articulations, par la précision de nos appuis, le relâchement de nos ventres et poitrines, la présence va s’épanouir.
Nous n’allons pas courir après de vains résultats mais avec ténacité nous ajuster aux règles de la pratique qui sont celles de la nature.
On a peur de ce que l’on ne connaît pas, chose que l’on peut vérifier tous les jours dans les actualités chaotiques du monde. Cela s’applique à nous même. Ce choix d’étude jette un pont vers nos intérieurs cachés. Dans cette découverte, les anxiétés, les secrets vont imploser une fois constatés.
Nos yeux s’ouvrent peu à peu, comme à la sortie d’une longue nuit noire. Comme au petit matin la lueur du jour pointe à l’horizon du levant et dans notre vigilance redécouverte, une douce brise vient effleurer notre joue comme pour proclamer la clarté annoncée.
Notre activité choisie permet cela.
La bêtise issue de la paresse de ne point se connaître est une gangue qui emprisonne nos cœurs. Nous la côtoyons continuellement, elle devient une marche à suivre. Les habitudes de penser véhiculées par l’idéologie sportive s’immisce dans nos vaines croyances. Elle n’est pas si éloignée de la guerre. Les dirigeant savent l’utiliser et ainsi étendre leur contrôle. Les nations les plus médaillées aux J.O. ne sont elles pas celles ayant les armées les plus puissantes ?
Se connaître dans une étude jubilatoire contribuera sans aucun doute à aider la terre à sortir de ces déséquilibres dans lesquels nous l’avons mise.
Elle ne manquera de nous le rendre.
Bernard
Jibun no keiko
Au Dojo du Laurier, au Dojo à Pouvourville, lieu de vie, lieu de pratique, lieu de l’esprit, lieu de pratique spirituelle.
Il y a la pratique régulière et les stages avec l’Enseignement des règles de l’étude + la pratique individuelle.
Au Dojo du laurier, vous pouvez venir passer une journée ou plus : vous entrainer, méditer, entretenir le lieu.
Dans les voies de Kyudo, d’Aïkido, de Méditation que je vous propose, il est essentiel, indispensable d’avoir une pratique seul :
« Jibun no Keiko » dit on au Japon.
On répète les enseignements reçus, sous sa propre direction, sous le regard de cet observateur impartial qui est en nous. Cette pratique est soutenu par le travail en groupe et celui ci est nourri de l’ investissement « solitaire»
.
Pendant ce temps décidé, je serai présent à vos côtés ou pas loin, sans pour cela vous diriger.
Il se pourrait que je pratique avec vous ou que nous méditions ensemble.
Ce moment décidé est annoncé à l’avance.
Bernard
Echanges
Amis pratiquants,
À propos des mots suite à une session :
Je souhaiterai que si vous exprimiez votre ressenti de pratiquant, c’est surtout pour que ensemble on puisse avancer afin que je puisse ensuite mieux guider.
En travaillant vous et moi sur les même obstacles, nous contribuons ainsi à une guérison commune du groupe et de chacun.
Affirmer ce que l’on sait vous et moi sur ce que pourrait déclencher l’étude n’est pas si opportun et à force devient un « blabla » stérile.
Écrire est un risque que vous pouvez prendre en vous dévoilant. Quand vous le faites, regardez en vous d’où viennent les mots qui s’affichent.
Le mieux pour un partage d’expérience et encore mieux, est une question.
Et si j’ai souvent insisté sur la production de vos mots, sachez désormais qu’il n'y a aucune exigence de ma part. D’autre part, ces mots ne doivent pas pencher dans la littérature mais dans un échange concret.
Souvenez vous la surprise est saine.
Souvenez vous le risque est primordial.
Merci
Bernard
Merci
Je parcours vos messages suite à ces trois jours bien remplis.
Je vous en remercie !
Chacune Chacun y va de ses remerciements et de ses éloges. Je sais que vous êtes sincères mais si les mots sont agréables à entendre, ils ne resteront que
des avis emportés très vite par un vent malin, rempli des habitudes poltronnes.
Ils stagneront en mots si rien ne vient pour les enflammer encore et encore.
Ils ne resteront que de vaines paroles perdues sans lendemain.
Sasaki Senseï est venu de loin dans son âge bien mûr empli de sa quête immense, de son expérience en se livrant abondamment sur tous les plans.
Remercier comme on vous l’a suggéré combien de fois, est un élan puissant qui fait qu’on se donne sans restriction mentale à appliquer et encore
appliquer.
Remercier le maître est un effort à établir l’enseignement avec le risque lumineux de ne point le comprendre mais de le réaliser.
Tous les points de la pratique sont bien au delà de n’importe quelle intelligence ou des possibilités de raisonnements et de comparaison.
Il est indispensable « d’engager » un effort, une pression. Et comme Sasaki Senseï le disait à quelqu’un d’entre vous, à renouveler chaque matin
avec conscience au lever du jour.
C’est le prix pour ressentir le pétillement de la peau, le feu dans le ventre, le souffle dans le bassin… l’ensemble de l’ossature, de la chair … et
l’écoulement du vent.
Le sensei vous les a livrés pour que vous les gouttiez afin que vous en fassiez l’expérience par votre propre décision et application.
Il peut par l’expérience de sa pratique les faire glisser en vous afin de vous guérir et de vous réveiller. Il restera bien sur à les faire siens.
C’est le prix à payer pour ressentir la joie de servir, d’être immensément sensible et vivant.
Alors le plus grand bonheur que votre professeur pourrait ressentir, sera de voir vos yeux pétiller, votre peau briller, vos sourire danser.
Merci
Yusen