Un peu d'Histoire :

Honda Toshizane (1836-1917), est professeur de Kyudo à l’Université impériale de Tokyo. Il consacre sa vie à unifier les différents styles pratiqués à l’époque, et redonne au Kyudo un essor important.

À la disparition de maître Honda, O Uchi Senseï (père) son disciple, prend sa suite à l'Université impériale, Il fonde aussi son propre Dojo qu’il nomme FUBOKAN, « La maison inoubliable », en l’honneur de l’enseignement de son maître. (1931)

 

époque actuelle

O Uchi Senseï (fils) prit la succession de son père au Fubokan de Tokyo. 
Bernard Bleyer débute la pratique du kyudo sous la bienveillance de O Uchi senseï  en 1974.

Fubokan, "La Maison Inoubliable"

Suzuki senseï

Depuis la disparition du maître en 1988, Suzuki senseï est nommé Shihan et prend la charge de l'enseignement  au sein du O Uchi Kyudojo.

Il accepta de nous enseigner et donna au groupe qui se formait en France, le nom de « FUBOKAN de France ».
Le Maître partagea sa pratique, sa connaissance du monde de l’arc en venant en France plusieurs fois ainsi qu’en nous recevant au Japon.
Il nous appris à aimer l’arc et à le connaître, chemin de notre propre connaissance.

Le maître nous quitta en 2019.

La Pratique reçue de nos maitres

L’entraînement, on dit « Keiko » en japonais ; il dure toute notre vie.
Au Kyudo l’image du mot Keiko est : « se corriger par la répétition ».
Ainsi on reste toujour un élève.

L’archer aime l’Arc et son monde, sans aucune raison particulière,
il est heureux de tirer, de répéter les gestes justes.
Il goûte comme personne ce moment mystérieux,
inexplicable, déroutant, qu' est l’instant du lâcher.
Alors il s’y donne de tout son cœur avec audace.
Il suffit d’avoir l’intuition qu’il y a là quelque chose,
là dans le cœur de l’arc et qu’il s’agit de s’y conformer sans rien en attendre.
Débutants ou anciens, tout le monde est logé à la même enseigne.

Kyudo : on dit aussi Yumi no michi : le chemin de l’arc.
Dans ce parcours, cette voie, il s’agit de se conformer à l’étude.
Suivre les bases et l’enseignement, puis les appliquer dans la pratique et en dehors de la pratique.
C’est trouver cette droiture, cette ligne qui nous accorde au centre de la cible
ainsi qu’à toutes choses apparentes et non apparentes.