Maulévrier
Le dojo est rempli et bourdonne comme une ruche...
40 ans
Frédéric et Françoise, heureux et émus
de fêter leur 40 ans de pratique auprès de Bernard,
lui offrant un Reisha, sous les notes tonique du Shamisen
et les paroles inspirantes du Chant de l'Arc.
idéal
Je suis toujours extrêmement touché quand on m’écrit suite à un après- stage. Quelque chose se prolonge, une tendre vigilance et je sais par expérience, combien il est gênant de devoir s’exprimer, que les mots, eux aussi pourraient jaillir tel un vrai Hanaré inventant le Zanshin Mais nous savons que lâcher n’est point encore dans nos habitudes, ni dans notre quête. La gène du partage vient de la raison, du contrôle, ôter l’un et l’autre …tel est l’exercice qui découle du mot à écrire.
Nous rentrons toujours suite à une étude intense, dans un « après » quelque peu perturbant, tel un choc culturel. Mais sachez que la vie de tous les jours est justement une des faces de la médaille . Et comme vous pouvez le constater elle a toujours deux côtés. L’un soutenant l’autre. Avoir la tentation ou la négligence de les séparer est mission impossible et notre élan serait de faire cas, de la qualité des deux faces et que ainsi le métal de cette modeste pièce se transforme en or.
Là est ma mission, présente dans cette intuition, sans que je ne puisse mettre un mot dessus et je me garderai de la dénommer, par modestie ou pudeur devant la mémoire de mes maîtres et leur idéal admirable juste bien tenu, protégé, sauvegardé, abrité dans leur nom d’archer.
Alors, l’aspiration vient vers vous et se révèle par l’ouverture du coeur et un lâcher spontané. Il est comme une destination, à laquelle on ne peut échapper, ajustant toute notre manière de vivre, visant ce point central sans qu’on puisse faire autre chose.
O Uchi sensei nous répète « l’arc n’est point idéalisme »
Et si lors de ces derniers jours, je vous en ai parlé c’était juste pour déclencher une petite étincelle questionnante. La réponse viendra par l’application sincère des règles de l’arc.
Très souvent les partages, reflètent des sentiments d'échecs et le manque de réussite…..comme si les tourments niaient tout ce qui fut conseillé, indiqué, proposé… mais je fais confiance au processus et je vous remercie pour tous vos engagements , surtout les infructueux.
Un lâcher merveilleux n’arrive qu’à notre insu…. Sans préméditation ni stratégie.
Pendant 4 jours, par l’ouverture du coussin et inlassablement, nous avons répété le geste telle une prière sans fin.
La source ( kihon ) est plus importante que le résultat.
Yusen