le respect

Une grande Humanité par un bref survol du respect…

Dans la sagesse populaire au Japon, il est néfaste pour un bébé que l’on parle de lui en sa présence, tout en l’ignorant.
En occident que de peines accumulées par le petit enfant qui se blinde devant ses parents alors que ceux-ci dévoilent à l’entourage les émotions intimes du bambin et cela en sa présence.
Les sketches humoristiques si en vogue de nos jours, se perdent souvent dans des vulgarités séduisantes car dans nos pays on aime à critiquer et affirmer nos raisons dans l’avidité à rire des autres.
La langue moderne avec ses profusions de « je » qui entament la phrase, favorise ces états d’effusion sans écouter. A la différence, quand le verbe conclue la tirade, on attend au moins que celle-ci se termine pour pouvoir y répondre.

Les grands clowns habillent de poésie leurs dérisions,
débarrassées des irrévérences.

Oui, le respect est dans le corps qui écoute, dans les yeux qui captent alors que l’on se tait autant dans sa tête que dans ses mots.
Il ne peut être un marchandage, car il embaume notre coeur, pour chaque chose
sur laquelle on pose notre regard, surtout quand l’objet regardé n’est point répertorié par la société ou le groupe comme respectable.

L’écoute est courtoise, attentionnée, parfois pieuse et fidèle, toujours donnante.
Le respect est une manière de vivre sans avidité.
C’est la façon que l’on a, de s’offrir sans attendre un retour.

La peur ne peut l’habiter et dans ce cas le détériore. Si parfois un peu de crainte teinte le regard perplexe, celle ci peut s’ajouter au mystère de la relation.

Quand le silence monte, les effluves attentionnées circulent
et les intervalles tranquilles relient

  yusen