J’étais très heureux, samedi de retrouver le Dojo et ses habitants. Je constatais agréablement votre joie à vous renouer ensemble autour de la pratique.
Très vite dans la séance, un thème s’imposait : le « MOI JE »
Depuis plusieurs mois que la douleur m’habite, j’en ai fait une étude afin qu’elle ne soit pas au centre de ma vie et que le « Yumi no michi » éclaire mes souffrances physique. Mon inaction forcée fut aussi une douleur émotionnelle intense et j’ai tenté en m’appuyant sur cette émotion, avec plus ou moins de réussite à réaliser un plein de compassion pour le personnel hospitalier qui gravitait autour de moi, aussi pour ma compagne Marette qui ne désarma pas à me soutenir. Les visites remplies de tendresse que je recevais de votre part fut aussi de grands secours.
Ainsi mes douleurs furent un outil pour approcher un « qui suis je ?»
Mais revenons au thème dont je parlais plus haut.
Vous savez pour l’avoir entendu de nombreuses fois que c’est en se soumettant à l’arc et à ses lois que la flèche peut jaillir avec joie et énergie et rencontrer le centre de la cible. La Beauté , la Vérité et la Sincérité tel est l’art de l’arc.
La pratique nous invite à quitter ce « moi je » qui est la cause essentielle de notre souffrance. Bien sur cette entité trop fixée sur elle même vous dira le contraire, c’est donc là, que la pratique par un regard intérieur nous amène peu à peu à cette introspection qui ouvre….…les yeux, le regard intérieur. (Conscient/subconscient/inconscient)
Car le « moi je » ne sait faire qu’une chose : souffrir !
Pratiquer c’est se rendre compte de ces états, afin de ne point s’y identifier.
Comme à l’Aïkido par lequel on découvre peu à peu qu’il y a une autre solution que d’attaquer ou de de se défendre,.
Au Kyudo, on peut découvrir une autre possibilité que celle de :
tirer sur la corde / viser / attendre de toucher / être déçu ou être infatué…
La saison estivale par un phénomène de groupe favorise ce « moi je »
Je constate à chaque rentrée les sensibilités handicapées.
Alors chacun chacune peut faire ce choix d’aller au delà par sa pratique et construire peu à peu une humanité dont notre monde a grand besoin.
bernard Yusen