Kyudo-La voie de l'Arc

LE FUBOKAN DE FRANCE

Catégorie : Le mot du jour Page 1 of 3

C'est ainsi

Notre espace de pratique, notre esprit de pratique, vous savez cette quête qui nous invite à nous nettoyer, à nous dépasser , à nous transformer, c’est celle que je tente de transmettre et je le reconnais avec encore de nombreuses maladresses.

Mais il est des attitudes où notre vigilance est mise à trop petit niveau. Vous savez dans le IKIWAKE conduisant au Kai , souvent je vous invite à ce geste rond, la main relâchée, qui nous évite de tirer vers le bas. Je sais cela est une rude école et pas si facile à trouver. Il nous faudra beaucoup de flèches et de vigilance. Dans un sentiment de « diligence » on se colle à cette recherche et le bonheur viendra de s’y frotter bien plus que de le réaliser. A l’image de ce geste (tirer avec la main) qui nous plaque vers le moindre, le commun, nos attitudes collectives, grossières demeurent aussi dans cet état d’obsession de soi-même qui tire vers l’ordinaire, le médiocre, le corrompu. Pourtant régulièrement les indications faciles, simples sont données et restent désespérément oubliées, voir même niées. Alors peu à peu le groupe, dans son ignorance, imprégnée des « Normoses sociétales » , se dirige vers des formes exotiques, associatives, sportives, parfois snobes.

Chacune et chacun est persuadé de son bon droit et de la manière dont il faut se comporter, sans jamais s’interroger.
Notre groupe est un orchestre où chaque son qui s’élève qui vibre contribue à une harmonie des plus belles , la coïncidence. Il ne manque pas une séance où je m’émerveille devant ce Dojo, son jardin. Il ne manque pas un jour où cette pratique m’enthousiasme et où ma mission est de la protéger. Il n’y a pas un instant où mes maîtres ne sont pas là dans les silences de ma solitude.

Alors « amis » pratiquants observez vos motivations, élevez les avec ardeur. Donnez-vous les moyens. Ne venez plus quand vous être libres, venez parce que « décidé » ! Donnez-vous les moyens ! La pratique crée un état de sensibilité qui peut nous amener à voir les invisibles. Mettre cette étude au niveau d’un passe- temps fera l’effet inverse : sensibilité sans pouvoir en assumer la force et l’abondance.

Bernard

La Cascade invisible, les entrailles du temps.

Marcher fut depuis fort longtemps apprécié de celui qui aime à comprendre. L’exercice spirituel de nos pratiques pourrait être complété par ce rituel simple : se promener
En voici juste un exemple. Il fait suite au précédent « Gloire ».

Ce jour là, nous quittons la route. Le chemin longe une prairie. Une cloche au cou d’une petite vache sonne gaiement dans les hautes herbes fleuries. Nous marchons un peu. Très vite le carillon se tait ou cesse de nous parvenir comme stoppé soudain par un calfeutrage invisible.

La présence imposante du silence, sans compromis s’installe.

L’ambiance s’annonce assez vite. Il semblerait que nous pénétrons une réalité bien différente, une entraille juste tolérante à ce que nous y accédions. Sur la bordure du chemin, un regard sans yeux observe.

Malgré cela, indéniablement l’endroit attire.

Au fur et à mesure du pas répété, quelque chose enserre, nous ensevelit. Un brin d’anxiété mêlée à une profonde attirance remplie mon ventre déjà essoufflé par la marche montante.

Le chemin étroit hésite dans les herbes envahissantes.

Peu de monde semble s’être aventuré par là depuis longtemps. Un vieux papier où l’on devine écrit « DANGER » pend lamentablement à un tronc rabougri et suggère de changer de route. Pourtant le chemin interdit descend, clair il nous parait plus attirant que celui proposé. Dociles nous nous plions à cette indication et nous changeons de direction.

Tantôt en montée, tantôt en pente nous avançons au milieu d’un dédale d’arbres déracinés, de troncs coupés, de rochers fracassés. Des lambeaux de murs apparaissent de temps à autre, ajoutant au mystère du lieu. Il me semble pénétrer dans le ventre d’un gigantesque animal. Ma compagne très solaire résiste et plusieurs fois me propose que l’on s’en revienne, qu’on abandonne.

J’insiste, lui donne confiance et nous continuons....
Nous avançons l’un dernière l’autre sans se quitter, un peu collés. Le silence devient épais et paradoxalement le gazouillement d’une multitude d’oiseaux invisibles nous entoure comme une écorce pétillante.

Il fait très chaud. L’avancée nous parait interminable. L’espace semble figé dans ce chemin sans fin. Un pan de mur, jadis une maison appartient désormais à la forêt. Pierres et arbres s’étreignent dans une communion sauvage.

Le long de notre cheminement, nous croisons un parterre de grandes fougères bien plus hautes qu’à l’accoutumée. Une île verte s’étale devant nous, délicate, jurant dans le fatras des bois gisant en tous sens. Tonique, resplendissante, cette petite étendue d’ombrelles est d’un vert intense. Dessous tout un univers se devine. C’est une oasis attirante et qui donne l’envie de se glisser dans la fraicheur de son ombre et peut être s’engouffrer dans le monde souterrain de la forêt, peut être la Terre du Milieu, l’idéale...

Les enchevêtrements de bois et de pierres s’apaisent, la piste s’ouvre.
Une multitude de troncs, jeunes arbres maintenant sans vie, se dressent, secs et droits. Parmi eux quelques baliveaux, frêles, encore vifs, s’élancent, audacieux vers un ciel invisible. Ils déploient leurs feuilles mettant tous ces pieux dans une ombre mystérieuse. Quel étrange endroit qui semble insister de son silence. Un lieu où tout ralentit jusqu’à une immobilité du temps lui même.

Je m’inquiète pour ma compagne qui parfois chavire un peu. Le bon sens de cette terrienne plus à l’aise au soleil que dans l’entre de l’ombre, semble perdu, égaré. Je me surprends à joindre mes mains priant l’esprit des arbres morts de la protéger. Je fais cela instinctivement comme déjà me prétendant présomptueusement le complice de ce lieu.
Ces pieux dressés, impassibles s’imposent tout naturellement dans une expression hiératique. Je me souviens à ce moment du chemin de Fuchimi à Kyoto, chemin initiatique et très ordonné conduisant aux cascades rituelles. Mais ici, le désordre se convertit en magie et vibre magnifiquement d’une présence essentielle. Une entité au delà du temps, sommeille pourtant dans la mort de ces bois érigés et soudain là, me déclenchant libre du temps. Pour la première fois cet écoulement m’apparait comme une hystérie collective, une supercherie, une conspiration niant la magnificence de l'instant.
Ici, tout est unique, signes. Tout regarde et invite à être vu mais de ce regard intérieur qui fait trembler enfin la ridicule pensée d’être une raison.

La vue intérieure invite toutes ces sources, ces langues et nous fait fondre et renoncer, dans une symphonie clandestine.

Puis le chemin pudique et réservé dans le dédale d’arbres enchevêtrés, suspendus, tordus, éclatés reprend sa route, sa mission, celle de nous guider jusqu’à une cascade dont encore une fois nous n’accéderons point. La piste, la petite île de fougères, les morceaux de murs qui semblaient nous regarder passer, le sanctuaire des arbres morts, tout cela nous a épuisé, lavé, exorcisé peut être par des effluves invisibles. Au fil de mes ballades dans la nature, je me sens attiré par ces lieux encore vierges et sauvages où l’organisation de l’homme ne se fait plus sentir si on se donne au delà des clichés habituels, si on se soumet à cette communion avec ce qui n’est pas visible, si on s’ouvre par notre regard intérieur et surtout silencieux, alors tout cesse enfin d’être lisible à notre raison.

Alors des appels fusent, se dévoilent, sonnent.

S’en retourner est l’option évidente. La cascade restera encore invisible, mythique, secrète... Nous y reviendrons.
Autant notre parcours pénétrant dans ce monde fut long, interminable autant notre retour fut prompte.

Je ne vois pas la petite vache et sa cloche et je me demande
"n’a-t-elle jamais été là?"

bernard

 

La Gloire

Une mer d’arbres, de mousses, de roches 

et ce un plein invisible et vibrant.

Le sentier monte, l’écrin se referme derrière le pas.

Dans un océan de silence dont la profondeur s’élève,

les grands arbres, piliers d’une cathédrale secrète

dansent leur immobilité.

Journée radieuse de printemps, les oiseaux babillent.
Indiscernables, ils gambillent dans les hautes branches.

Leurs chants ondoyants résonnent et rebondissent dans l’espace

entre les troncs majestueux.

Un rien chatoyant, une absence radieuse, une existence secrète... 

avec qui, bien présomptueusement, je voudrais converser.

Pourtant le débat est évident,

le silence total est la seule langue permise.

Ce n’est point se taire, ce n’est point apprécier, ce n’est point goûter.

Aucun sens n’est de mise. L’organe n’est plus à la hauteur.

Juste le cheminement, un pied après l’autre,

une brasse qui fend ce merveilleux silence.


xxx
La gloire est de s’y fondre.


xxx
L’impact du pas sur les pierres usées,

coudes au corps, les mains offertes s’imprègnent de ce vide ardent qui 

remplit la grande forêt. Le dos est une proue, elle s’avance au delà du

sillage des mémoires tronquées.

le Rien imbibe, éveillant la présence. 

Quelques mouvements fugaces, pensées incongrues

traversent encore le chemin, s’évanouissent, avalées, enfin libres. 

Rien à faire, rien à dire, rien à regarder,

être là, de toute évidence être là ... les invisibles s’unissent. 

Un grand plein glorieux exulte.

Bernard

je ne suis personne

nos faires

Nos actions issues des  directives de pratiques jusqu’à nos belles  lectures
s’il y en a, s’agencent souvent et trop souvent en organisations rationnelles, elles s'installent alors dans une facture folklorique  exposées en tableau de salon. 
Nos « faires »  encore trop rigides, trop intolérants , remplis d’opinions, nous mettent bien loin de l’ étreinte essentielle.

Bernard

incertitude

dessin de Michel Péron

Ma nuit est un feu qui couve. L’air du petit matin ravit ses flammes. Dans la bordure entrouverte, je me balance refusant à renoncer. L’aurore pare les espoirs enfouis et encore inconnus et je me penche vers un irrésistible qui ne veut pas encore dire son nom.

Peut être est ce là le puissant attrait à la vie.

Mais la nuit est encore là.

S’ouvrir et s’abandonner au sommeil est une rivière
qui coule doucement dans l’immensité de la mer.
Lorsque l’onde se retient la clarté obscure et clandestine s’égare,
le mystère tellement prolifique du grand océan s’échappe,
les silences sombrent.
L’enveloppe d’ébène se déchire.
Le calcul assassin étouffe l’éclair voyant

Le feu du matin se hisse des hauts fonds de l’obscurité, Les affres s’estompent, enlacées dans l’épaisseur du ciel. Ça crépite en écho dans l’espace sans limite,
quelques cendres retombent avec légèreté, elles préparent l’après soleil.
Les arbres toujours les arbres, invisibles au creux du noir, s’élancent sans répit et sans hâte ...quelle immense sagesse.
Les branches toujours les branches imprégnées et fécondées de ciel sèment leurs feuilles prochaines.

Que ne puis je entendre toujours leur chant, la Vérité du silence

Pendant ce temps, les vastes mondes affutent leurs comptes. Les peurs sont pierre à aiguiser et la bêtise revêt ses apparats.

Que ne faisons-nous pas à l’identique, niant notre hymne intérieur.

De retour des champs, la prairie de fleurs et d’arcs raisonne des luttes sourdes et des conflits stériles. Engoncés, ça marmonne ça renonce, pourtant quelques oiseaux pétillent sous le soleil alors qu’un écureuil gambade de branche en branche dans un élégant déséquilibre.

Bernard

pinceau


Dans le dédale de nos corps abîmés,
souvent meurtris et abandonnés,
il est des vents toujours vifs, remplis de grâce et d’amour.

Les montagnes, les arbres, les eaux, et leurs hôtes vibrent.
Autrefois reconnu, honoré, tout semble maintenant sommeiller devant nos indifférences et seulement combler nos consommations estivales.
Parfois furieux, IL nous conte alors sa peine.

Dans le dédale de nos corps délaissés,
une âme rêve d’embrasement.
La chair de la terre et ses eaux nourricières sont là,
présentes, elles rayonnent.
Elle comble à qui voudra s’y donner.
Alors des éblouissement momentanés ravivent nos tourbillons intérieurs.

Un feu rempli de vent pourrait alors bouillonner d’amour. Tristement et sinistrement les choix sont tout autre.

Dans le dédale de nos cœurs asséchés,
les vents sont en berne et trépignent, remplis d’espoirs.
Contrainte, la bourrasque grogne car sa nature est de s’envoler,
de répandre la joie de la grande nouvelle.

Furibond, le génie venté pourrait enfin sonner de sa trompette d’or.

A l’aurore, encore retenu dans l’ombre occident,
la chevelure crépue, des arbres face au levant, émerge de la nuit.
Ce matin encore, les écorces d’hiver se teintent d’un rouge sombre,
né des entrailles de la terre.
L’air libre se répand comme fécondé par les rayons intuitifs d’un soleil
invisible. Un pinceau en touches silencieuses honore la forêt.

Elle fera bientôt son plein de lumière.

L’ablution matinale enveloppe les ramures, elle émerge des profondeurs.
Une caresse, un baptême innocent annonce les lumières de l’aube.

Dans ces instants où les chatoiements se glissent dans la saillie du jour nouveau, écoute la mélodie. Ta nuit encore parsemée de démons s’apaise.
Laisse alors tes vents déchainés, tes vagues en furie, tes mots
désordonnés, tes intentions calculées.

Les yeux ternes dorment encore des pulsions anéanties.

Oui cède à ce qui unit, abandonne, désarme, livre et avance toi nu,
fragile à l’autel des vents tendres. Ecoute la mélopée de ton mystère unique
et danse au rythme de la grande mélodie.

Bernard

L'ami du vent

Les arbres nous parlent de mille façons.
Écrivains et poètes se sont penchés sous leurs branches, recevant leurs effluves porteuses de mots et de rimes.

Et si notre nature se tord sous les assauts rationalistes du monde présent, les livres, les articles, les reportages scientifiques ou autres, foisonnent et se raccrochent vainement aux branches emmêlées du cœur de l’hiver.

Mes arbres, si j’ose dire, dans ce terme possessif presque prétentieux, m’émeuvent et l’affection qui me lie à ce monde dressé, inexorablement rempli de ciel, me porte, m’interroge et me nourrit.
Enfant, je ressentais les grands cèdres de l’Atlas, comme des êtres plus animaux que végétaux. Le gamin imprudent que j’étais, les craignait autant qu’il était attiré. Je me souviens d’une énorme branche sur laquelle je montais affectueusement. C’était un cou de chameau avec sa tête expressive et sa gueule largement ouverte. Pour rien au monde je n’aurais mis ma main dedans. Je grimpais jusqu’au sommet de ces arbres bleus, m’assoyais sur cette partie plate toute particulière au sommet à trente ou quarante mètres du sol et me balançais vaillamment. Ainsi naquit ma première rencontre avec le vent.
L’arbre pourrait être le gardien qui accompagne ce Seigneur. Cette haleine pure et bienfaitrice secoue les branches et les fait danser.
Le vent pleurerait à coup sûr sans la forêt sur sa route.
Mais donner des sentiments au vent, aux arbres, c’est probablement les considérer encore moins que ce qu’ils portent vraiment. C’est un monde merveilleux tout imprégné de cette lumière que les hommes semblent avoir définitivement égarée.
Je veux bien pleurer comme tout homme que je suis, mais quand le vent s’emporte, les arbres tanguent et je les découvre jusque dans la terre par leurs racines invisibles courant et serpentant. Il se tient là, l’arbre, ancré, confiant de l’ impulsion offerte de son parterre. L’élan des troncs qui se jettent vers le ciel, invite à la dévotion. Ils s’offrent au vent en ami fidèle et accueillant. Les branches entrelacées, en hiver, se détachent sur le gris de l’azur. Sans l’abondance des feuilles tendres, celles-ci sont libres de danser dans les courants de tous bords. Ces enchevêtrements m’inspirent et me rapprochent de tous ces mélanges nourriciers qui parcourent nos vies. Un regard fugace qui vous happe, une tape amicale qui vous aime,
un avis différent qui vous interroge, une main qui se pose .... Tout est vent.

Les ramures multiples en tentacules dynamiques, cueillent l’espace, griffent tendrement l’air. A leur extrémité, un prolongement invisible pétille d’une lumière discrète et annonce déjà le printemps encore dissimulé.
Comme sont vaines les décorations apprêtées de Noël, nos yeux aveugles nient ce qu’ils pourraient capter, ainsi que toute la luminescence naturelle de ces arbres trônants.
Regardez aussi le vent invisible, caracoler dans la chevelure crépue de la forêt, nettoyant, peignant, lissant, éclairant ...

Posez- vous un jour d’hiver devant un grand chêne, ses branches semblent porter tout le ciel qui s’incruste entre les ramures.
Et ce hêtre, vivant là, à l’écart, isolé dans une prairie de montagne, il trône sur une herbe rase. Massif, puissant, couleur de cendre, le tronc et les branches en masse resplendissent, dansent et se tordent dans une étreinte infatigable. Immobile, l’arbre irradie tout le flan de la montagne. Sur l’écorce lisse, des tâches claires sonnent comme des baisers, peut être une offrande au vent, peut être ... Les feuilles de la saison dernière étalées au pied des troncs vigoureux, frémissent encore sous une dernière caresse. Puis les ramures tout au sommet vibreront à nouveau, parfois dans un vacarme inquiétant et vivifiant.

Le vent passe et repasse emportant nos moments de vie qui se dissolvent inexorablement. Les arbres nous regarderont dans leur grande sagesse et ne tarderont pas à marcher dans nos pas. Seule la lumière invisible demeure et pourrait éblouir nos yeux du dedans.

Bernard

Humilité

Humilité savoir dire OUI savoir dire NON

Le grand compositeur Mendelssohn se trouva le jour de concert qu’il devait diriger, bien dépourvu, quant il s’aperçût de l’oubli de sa partition. Bien qu’il sut chaque note par cœur de l’œuvre à interpréter, il s’en trouva fort embarrassé. Pour lui, il n’était pas acceptable, ni respectueux devant l’auteur, les musiciens et le public qu’il n’y ait point de partition. Il résolu son problème ....mais là est une autre histoire.

Comme en musique, nous avons nous aussi une partition à suivre fidèlement. Et il nous faudra la servir sans ajout ni omission.

C’est par cette fidèle attention que nous pourrons accéder à cette partie profonde de nous même et se hisser à la hauteur du chef d’œuvre. Les Anciens, le Fondateur, ces personnes éclairées ou qui s’étaient vouées à le devenir, ont élaboré le contenu de la pratique afin que, par leur immense générosité, nous puissions nous aussi accéder à ce corps de lumière qui pour le moment sommeille en nous.
Nous devons connaître ce qu’il faut faire sans pouvoir encore y accéder. C’est une porte. Cette connaissance reconnue, cet apprentissage va se dérouler sur quelques années, disons environ 7 ans d’une pratique régulière et sincère. Une fois ce laps de temps écoulé et cet acquis reçu, reconnu, l’accès nous est permis. La porte franchie, le cheminement peut commencer.

La mission s’étale sur 3 plans incontournables, complètement liés, cela dans une régularité vigilante.

La partie Esprit : émotion, engagement, sincérité, attention ...

La partie Corps : placement, sensation, relâchement, attention ...
La partie Cœur : ouverture, expansion, attention ...

On écoute on regarde, on applique
L’enseignement construit son édifice.

Peu à peu la pratique entre dans notre vie en tout premier plan, éclairant
notre famille, notre travail, pour leur plus grand bien.

L’intuition, la force à dire oui à certaines choses et non à d’autres, façonnent quelque chose en nous. Ainsi le mouvement dans une globalité pétillante est une allégeance, une humilité et même si ce n’est point réussi, le déploiement est là. On pourra remarquer que cette présence-déploiement assure nos premiers progrès.
 Nous avons alors le courage du NON devant nos pulsions stéréotypées, trop personnelles, trop désirantes, trop comparatives, trop plaignantes. Non à tous ce fatras de douleurs qui entravent la Vie. Ce « refus » n’est pas un antagonisme, encore moins une guerre, il est un débat avec soi même qui nous invite à sortir de cette dictature intérieure.

Le courage du Oui peut s’installer, audace où l’on se coule dans cette mémoire dictée afin qu’elle découvre la mémoire innée.

Et bien plus que cela !

Le monde est actuellement perdu dans des réponses aberrantes, contribuant à l’endormissement nécrosé de chacun.

Les situations sont subies, acceptées et les réponses données nous sont dictées, imposées. Nous sommes asservis, réduis, soumis... remplis de peur et d’anxiété. La confiance instinctive a disparu.
Pourtant tout est là dans notre étude. Le réveil dégagé des peurs est le cadeau qui attend. Il est dans la répétition consciente de la ligne de conduite de la pratique. Ce « polissage » conduit à la rencontre avec cette partie de nous même qui sait, qui n’apprend pas, qui trouve, qui ne cherche plus. On se mêle, se connecte, on oublie l’inutile et on commence à toucher, à aborder, à connecter, à être.

OUI, nous avons là en chacun de nous, une zone profonde qui possède ce qu’il faut cueillir et ce qu’il faut écarter.

Mais encore bien plus que cela !

Un puits de lumière est dans notre pratique, il nous relie, nous protège des peurs incessantes qui nous sont imposées et surtout qu’on s’inflige. 

Cette lumière vive nous connecte à la nature.

Laissons nous faire, accepter et dire à cela : oui oui merci !

Sans plus attendre, il y a urgence à quitter définitivement l’indépendance.

C’est là que résident nos conflits, nos peines, nos souffrances.
C’est là que résident nos personnalités : une marque de fabrique.
C’est là que réside tout ce que nous ne sommes pas.

Notre pratique est interdépendance. Que n’avons nous entendu :

Se coller / Droite-Gauche / Ensemble / Soutenir / Vent / Centre / Ventre / Poitrine / Dos / Ciel / Terre. ........ Des mots magiques.
Tout cela rythme continuellement nos séances et la plus part du temps, tout s’évanouit dans un égo à toute épreuve.

En cette nouvelle année apportons d’autres réalités, une nouvelle manière de faire, de se comporter, de réfléchir, d’agir. Celles induites par notre pratique.

Apporte toi       Apporte Nous.     Apporte moi

Bernard

 

Page 1 of 3

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén