LE FUBOKAN DE FRANCE

Mois : mai 2016

Mai 2016 : la fête des 20 ans du Kyudojo de Maulévrier

présentée par... Marie Annick

Le Dojo vit.
Il se vide et s'emplit tel un coeur qui bat.
Il se gonfle et pulse au rythme des poitrines et des arcs qui s'ouvrent,
des flèches qui jaillissent.
Il est plein de nos essais , de nos erreurs,
de nos espoirs et de nos craintes,
mais le coulement des pieds qui glissent et s'implantent,
des corps qui se courbent et se dressent,
se faufilent et se cognent parfois,
toute cette vie intérieure attentive,
enthousiaste, joyeuse ou maladroite
finit par nettoyer la fatigue et les coeurs.

Le dojo se vide et s'emplit, il vit, il nous nettoie.
Frederic

Les hasards (…) de regards et de lectures conduisent à des rencontres inattendues et heureuses qui prennent une résonance particulière sur les chemins que nous avons la prétention d’explorer.
Ainsi le peintre Tal-Coat dont la peinture prend une forme abstraite alors qu’en réalité ce après quoi il courait était le réel, le réel tellement précis, fugace et condensé qu’il se réduisait à des traces d’apparence abstraite. Travailleur acharné il ne cessait d’essayer de percer le mystère du réel.
Dans une correspondance à une amie il disait ceci :

« Je travaille ne crains rien, je dors aussi et bien. Mais à t’écrire je me clarifie, ce n’est pas un mal que je sache. A faire que l’énergie du nulle part s’incarne est long, très long et pourtant l’action est prompte, fulgurante est l’impérative obligation. Mais que d’effacements, de retours, d’approches pour ce seul instant de l’immédiat où seront dévoilées ces approches du réel, peut-être le réel. »

Michel

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